Ajustez votre prescription une fois par semaine après avoir complété votre semaine d’agenda de sommeil.
Pour l’ajuster:
- Regardez le temps au lit planifié selon la prescription de sommeil et comparez-le au temps au lit moyen de votre dernier agenda de sommeil. Si la différence est grande, révisez les trucs suggérés pour vous aider à la respecter davantage.
- Observez l’importance de votre somnolence le jour dans la dernière semaine.
Si l’efficacité de sommeil moyenne de la dernière semaine est de plus de 90%, ajoutez 15 minutes à votre temps au lit, tout en gardant un horaire régulier 7 jours sur 7. Si vous avez une efficacité de sommeil de plus de 90% et une somnolence assez importante le jour, vous pouvez exceptionnellement ajouter 30 minutes.Si l’efficacité de sommeil se situe entre 85 et 90%, gardez la même prescription.Si l’efficacité de sommeil est de moins de 85%, enlever 15 minutes à votre temps au lit, tout en gardant un horaire de sommeil régulier 7 jours sur 7.
Cette façon de procéder permet de :
- Resserrer la prescription de sommeil si elle n’a pas été assez restreinte pour obtenir un sommeil de qualité
- Élargir la prescription de sommeil si on a trop coupé pour éviter de rester dans une privation chronique de sommeil
- Et finalement de trouver l’équilibre entre les deux où on obtient le maximum de sommeil possible, sans sacrifier la qualité. En répétant l’ajustement une fois par semaine, vous finirez par vous stabiliser dans cette dose d’équilibre. Lorsqu’on a atteint cette stabilisation, le fonctionnement le jour va généralement s’améliorer significativement.
Exemple 1 : Alice – adulte travaillant tôt.

Alice se levait à 6h30 pour être au travail à 7h30 (trajet compris). Elle dormait en moyenne 5h par nuit, restait 7h au lit, et mettait 1h30 pour s’endormir. Elle souhaitait fixer une heure de coucher qui lui permette de dormir suffisamment et d’éviter de rester éveillée au lit.
Heure de réveil nécessaire : 6h30
Temps maximal autorisé au lit : 6h
Heure de coucher la plus précoce pour Alice : 0h30
Alice a donc fait sa première semaine avec une prescription de sommeil de 0h30 à 6h30, 7 jours sur 7. Elle a très mal dormi la première nuit, mais elle s’est levée à l’heure prévue. Le reste de la semaine, elle était plus fatiguée le jour et ressentait de la somnolence occasionnelle. Elle avait respecté à la lettre la prescription toute la semaine et son temps moyen au lit était de 5h26. Son efficacité de sommeil était de 92%.
Comment devrait-elle ajuster sa prescription?
Comme la somnolence était très légère, elle peut choisir une nouvelle prescription de 6h, par exemple de 0h30 à 6h30.
Exemple 2 : Lucas –jeune adulte actif

Histoire :
Lucas se réveillait à 7h30 pour aller au travail à 9h (trajet 1h15). Il dormait en moyenne 6h30 par nuit et mettait 45 minutes pour s’endormir. Le samedi, il a un coaching sportif à 8h. Ça lui prend 30 minutes pour se préparer et se rendre au terrain de sport.
Heure de réveil nécessaire : 7h30.
Temps maximal autorisé au lit : 6h30 + 0h30 = 7h00
Heure de coucher la plus précoce : 00h30.
Lucas a donc fait sa première semaine avec une prescription de sommeil de 00h30 à 7h30. Il était habitué à se coucher très tôt la semaine et beaucoup plus tard les fins de semaines. Il a eu beaucoup de difficulté à respecter sa prescription. Son heure de coucher restait variable, mais à un moindre degré. Il avait un temps au lit moyen de 7h30 et une efficacité de sommeil de 72%. Il était aussi fatigué, mais il n’éprouvait aucune somnolence le jour.
Comment devrait-il ajuster sa prescription?
Comme l’efficacité de sommeil est basse, il devra réduire son temps au lit qui se situe à 7h30 dans les faits. Il pourrait diminuer de 15 ou 30 minutes puisqu’il n’a pas de somnolence. Comme il constatait qu’il s’endormait un peu plus vite, ça le motivait beaucoup et il a diminué de 30 minutes son temps au lit. Il a donc décidé de faire de gros efforts pour respecter la prescription de 00h30 à 6h30 et de régulariser son heure de coucher en se couchant à l’heure prescrite même les jours de semaine.
Exemple 3 : Sophie – adulte avec enfants

Sophie se réveille à 7h00 pour préparer et déposer ses enfants à l’école avant 8h30 (préparation 1h). Elle dort en moyenne 4h par nuit, reste 8h au lit et met 2h pour s’endormir. Elle souhaite fixer une heure de coucher plus tardive pour améliorer son sommeil et sa vigilance le matin.
Heure de réveil nécessaire : 7h00.
Temps maximal autorisé au lit : 6 h (4 h 00 + 0 h 30 = 4 h 30, mais minimum 6 h)
Heure de coucher la plus précoce : 01h30.
Sophie a donc fait sa première semaine avec une prescription de sommeil de 01h30 à 7h00. Elle arrivait assez bien à respecter sa prescription les jours de semaine, mais elle s’est levée beaucoup plus tard la fin de semaine, de telle sorte que le temps au lit moyen était de 6h30 plutôt que les 5h30 prescrits. L’efficacité de sommeil était de 67%, ce qui était quand même nettement mieux que le 50% qu’elle avait avant. Elle se sentait plus fatiguée, mais pas somnolente. Malgré tout, son sommeil était un mieux. Elle se rendormait plus facilement.
Comment devrait-elle ajuster sa prescription?
Avec une efficacité de sommeil de 67%, il faut resserrer la fenêtre de sommeil. Elle aurait pu essayer de nouveau la fenêtre de la semaine précédente de 1h30 à 7h00, mais ce serait une heure de moins que ce
qu’elle avait réussi à faire et elle croyait que ce n’était pas atteignable. Elle a décidé de tenter un compromis en diminuant son temps au lit prescrit à 6h00.Nouvelle prescription de 1h00 à 7h00. Elle a aussi trouvé une activité qu’elle aime pour se motiver à se lever les fins de semaine. Elle allait prendre une marche tranquille au parc près de chez elle. Son conjoint allait s’occuper des enfants s’Ils se levaient tôt.

