Quand ça ne va pas

Avant de débuter une psychothérapie: Les délais avant de pouvoir accéder à une thérapie peuvent malheureusement être plus longs que souhaités, ce qui peut laisser place à un sentiment de découragement ou une exacerbation de symptômes préexistants. Si tel est votre cas, il est préférable de consulter votre médecin ou bien les services d’urgence. Selon votre niveau de détresse, des lignes d’écoute (Tel-Aide,  Suicide Action Montréal) ou un centre de crise peuvent également vous aider si vous jugez que votre état ne nécessite pas une assistance médicale immédiate.

 

En cours de psychothérapie: Comme pour tout traitement existant, les effets bénéfiques de la psychothérapie ne sont pas immédiats et il est possible que certains symptômes persistent ou deviennent envahissants en cours de suivi. Nous vous conseillons d’aborder ce sujet en début de suivi avec votre thérapeute qui pourra élaborer avec vous un plan d’urgence en cas de crise. Selon le type de thérapie, il peut être possible de devancer ou rapprocher les séances. Toutefois, si vous nécessitez une assistance immédiate, un centre de crise ou les services d’urgence sont à favoriser.

Il est également possible que vous ayez certaines insatisfactions par rapport à votre thérapie ou thérapeute. Il est important de se souvenir qu’une alliance thérapeutique ou sentiment de confiance peut prendre quelques séances avant de se développer. Si les difficultés persistent, il peut être utile d’aborder le sujet avec votre thérapeute, qui pourra travailler avec vous afin d’y remédier ou vous conseiller une autre forme de psychothérapie ou thérapeute, selon la problématique.

 

Après la psychothérapie: Plusieurs psychothérapies abordent le sujet de la rechute et sa prévention et un plan d’intervention est souvent réalisé vers la fin de la thérapie. Il est néanmoins possible qu’un état de crise se manifeste une fois la thérapie terminée et que vous vous sentiez démuni. Pour certaines thérapies, comme la thérapie cognitivo-comportementale, des séances additionnelles ou boosters, peuvent faire partie du protocole afin de rafraîchir ou consolider certaines notions. Si le plan de prévention de la rechute n’est pas suffisant et que vous avez besoin de soins immédiats, consultez les services d’urgence ou centre de crise.