| Équivalence psychique — Marie Marie envoie un message à son amie et ne reçoit pas de réponse pendant quelques heures. Rapidement, elle se sent blessée et pense : « Elle m’ignore, elle ne tient plus à moi. » Plus le temps passe, plus cette idée devient une certitude. Quand son amie répond finalement en disant qu’elle était occupée, Marie ne la croit pas : pour elle, le rejet est réel. |
| Mode téléologique — Alex Alex doute que son partenaire l’aime vraiment. Même si celui-ci lui dit souvent qu’il tient à lui, Alex a besoin de preuves concrètes : « S’il m’aimait vraiment, il ferait plus d’efforts, il me le montrerait davantage. » Quand son partenaire n’agit pas exactement comme attendu, Alex conclut que l’amour n’est pas réel. |
| Faire-semblant — Julie Julie raconte à une amie qu’elle vient de vivre une rupture. Elle explique les choses de façon très posée : « On a décidé de se séparer, c’était logique, on n’était plus sur la même longueur d’onde. » Quand son amie demande : « Et toi, comment tu te sens là-dedans ? », Julie répond après un silence : « Je ne sais pas trop… ça va. » Son amie ressent un décalage : la situation semble importante, mais Julie paraît détachée. |
Reconnaître ses facteurs de vulnérabilité
- Certaines personnes deviennent plus fragiles lorsqu’elles se sentent rejetées, critiquées ou abandonnées ; d’autres sont particulièrement sensibles aux conflits, à l’incertitude, ou aux émotions intenses.
- Reconnaître ces contextes constitue souvent une étape importante vers une meilleure compréhension de soi : pas pour les éviter à tout prix, mais pour les anticiper avec plus de souplesse.
- Plutôt que de considérer nos réactions automatiques comme des erreurs ou des faiblesses, on peut apprendre à les voir comme des indices qui nous renseignent sur notre état émotionnel.
Comment retrouver sa capacité à mentaliser
- Ralentir : revenir au moment présent, faire une pause, respirer, s’éloigner un peu de la situation, ou nommer ce qu’on ressent, avec l’objectif de faire redescendre l’intensité émotionnelle.
- Passer du mode « certain » au mode « curieux ». Tenter de prendre un pas de recul en se posant des questions : « Qu’est-ce que je ressens en ce moment ? Est-ce que je pourrais me tromper ? Si quelqu’un d’extérieur regardait la situation, qu’est-ce qu’il verrait ? Est-ce qu’il pourrait y avoir une autre explication ? Qu’est-ce que l’autre pourrait vivre de son côté ? Est-ce que je peux attendre avant de conclure ? »
- Rester bienveillant envers soi-même : ces modes sont des façons que notre cerveau a trouvées pour nous protéger lors des moments émotifs. L’objectif n’est pas de ne plus jamais en vivre (nous en avons tous) mais plutôt d’apprendre à les remarquer et en sortir rapidement.
Avis important
Ce site propose des ressources éducatives fondées sur le traitement basé sur la mentalisation. Il s’agit d’un outil d’autoapprentissage destiné à vous aider à mieux comprendre vos émotions, vos réactions et vos relations. Ce site ne remplace pas un suivi professionnel. Les informations et les exercices proposés ici ne constituent ni un diagnostic médical, ni une thérapie, ni un traitement de santé mentale. Si vous êtes en détresse, si vous vivez des pensées suicidaires ou si vous traversez une crise, demandez de l’aide immédiatement auprès d’un professionnel de la santé ou d’un service d’urgence dans votre région.
