La sieste peut être bénéfique… mais aussi devenir un piège pour les personnes souffrant d’insomnie.
Comprendre quand et comment dormir pendant la journée est essentiel pour rétablir un bon équilibre veille–sommeil.
Pourquoi limiter les siestes ?
Lorsque vous dormez le jour, vous « volez » une partie du sommeil à votre nuit.
Résultat : votre pression de sommeil (le besoin physiologique de dormir) diminue, et il devient plus difficile de vous endormir le soir ou de rester endormi.
Mais ne pas faire de siestes peut être difficile
Si vous avez pris l’habitude de faire des siestes depuis le début de vos problèmes d’insomnie, c’est un comportement qui peut être difficile à arrêter.
Témoignage de Jean:
« Avant de commencer le programme, je faisais des siestes dès que j’en avais l’occasion, même à l’heure du déjeuner. Je pensais que ces moments de repos m’aidaient, mais malgré cela, je restais constamment épuisé. J’ai fini par comprendre que ces siestes empêchaient mon corps de retrouver un vrai rythme de sommeil.
Arrêter n’a pas été simple. J’ai dû remplacer ces moments par des activités qui occupent l’esprit sans fatiguer : marcher un peu, regarder un aquarium, faire quelque chose de léger mais intéressant. Petit à petit, j’ai réalisé que continuer à dormir dans la journée ne faisait que désorganiser mes nuits. En stoppant les siestes, j’ai commencé à reconstruire un rythme plus stable et un sommeil plus réparateur. »
Exception : la sécurité avant tout
Si vous devez conduire, utiliser des machines ou effectuer une tâche nécessitant de la vigilance et que vous vous sentez somnolent, la sieste devient alors une mesure de sécurité.
Dans ce cas, faites une courte sieste de 20 à 30 minutes maximum, idéalement à midi. Pensez à régler un réveil pour éviter de dépasser ce temps.
Les conditions d’une sieste efficace
- Durée idéale : 5 à 20 minutes.
- Moment optimal : juste après le diner (entre midi et 15hrs) -)
- Environnement : calme, sombre, température agréable.
- Position : semi-allongée, pour éviter de tomber dans un sommeil profond.
Une courte sieste favorise un regain d’énergie, améliore l’attention et les performances, tout en offrant un moment de détente pour soi.
Ce qu’il faut éviter
- Les siestes longues (plus de 30 minutes) qui réduisent la pression de sommeil et perturbent le sommeil nocturne.
- Les siestes tardives (en fin d’après-midi) qui retardent l’endormissement.
- Se dire qu’on « rattrapera » une mauvaise nuit par une longue sieste le lendemain — Faux ! Cela entretient le cycle de l’insomnie.
En résumé – Les bons réflexes TCCi
| Objectif | Bon réflexe | Mauvais réflexe |
| Gérer la fatigue | Courte sieste (5–20 min) tôt après le déjeuner | Longue sieste ou sieste tardive |
| Préserver le sommeil nocturne | Rester actif la journée | Dormir pour « rattraper » |
| Sécurité (si somnolence) | Sieste de 20–30 min max avant midi | Ignorer la somnolence au volant |
En conclusion
Faire une courte sieste au bon moment peut être bénéfique. Mais pour vaincre l’insomnie, il est essentiel de limiter les siestes et de favoriser la veille active durant la journée.
Plus vous restez éveillé et actif, plus votre pression de sommeil augmente… et plus vous avez de chances de bien dormir la nuit suivante.

