Analyse de l’agenda du sommeil
Nous vous invitons à analyser votre agenda du sommeil et répondre aux questions suivantes dans votre manuel du participant ou ici et imprimer les réponses.
1. Combien de jours avez-vous rempli votre journal de sommeil la semaine dernière ?
☐6 jours ou plus
☐4 à 5 jours
☐0 à 3 jours
Les nouvelles habitudes ne sont pas faciles à prendre et nous vous invitons à continuez vos efforts à observer l’effet de la restriction du sommeil sur la qualité de votre sommeil.
2. Si vous avez rempli votre agenda de sommeil moins de 3 fois cette semaine, nous vous proposons quelques trucs qui peuvent aider à le remplir plus souvent pour améliorer le recueil des données :
☐Le faire dès le matin.
☐Demander à quelqu’un de me le rappeler.
☐Programmer une alarme pour me rappeler.
3. Depuis que vous tenez votre agenda, qu’avez-vous appris sur votre sommeil ?
4. Combien de jours avez-vous réussi à respecter votre prescription de sommeil (heure de coucher la plus précoce, temps maximal au lit, heure de réveil) ?
☐7 jours ou plus
☐5 à 6 jours
☐0 à 4 jours
Si vous l’avez suivie 7 jours ou plus, nous vous encourageons à continuer à suivre votre prescription. Continuez à observer votre sommeil et noter l’effet de la prescription sur la qualité de votre sommeil..
Si vous l’avez suivi 5 ou 6 jours, nous vous encourageons à vous féliciter également tout en rappelant que le meilleur moyen d’améliorer votre sommeil est de la suivre tous les jours, y compris la fin de semaine. Si vous ne parvenez pas à suivre votre prescription quotidienne, il est possible que votre insomnie persiste ou s’aggrave. Cette semaine, si c’est possible, nous vous encourageons à mettre davantage d’efforts pour appliquer votre prescription tous les jours. Souvenez-vous : les choses peuvent aller moins bien avant de s’améliorer.
Ajuster votre prescription de sommeil
La plupart des personnes doivent modifier leur prescription de sommeil pendant les premières semaines pour qu’elle corresponde à leurs besoins. Adapter votre prescription est préférable que de rester sur une prescription inefficace.
Répondez aux questions ci-dessous pour savoir si vous devez ajuster votre prescription.
1. Vous êtes-vous senti fatigué ou épuisé pendant la journée ou le soir ?
☐Jamais
☐Rarement
☐Parfois
☐Souvent
☐Toujours
Ne réduisez jamais votre temps au lit à moins de 6hrs
2. Avez-vous ressenti de la somnolence pendant la journée ou le soir ?
☐Jamais
☐Rarement
☐Parfois
☐Souvent
☐Toujours
En cas de somnolence
Pendant les premières semaines de la thérapie par restriction du sommeil, il est fréquent de ressentir davantage de somnolence dans la journée. C’est un signe normal : votre corps accumule le « besoin de dormir », ce qui l’aide à retrouver un sommeil plus profond et plus régulier. Cette phase d’ajustement fait partie du processus, et la somnolence s’atténue généralement après une à deux semaines, lorsque votre sommeil devient plus efficace.
Même si cette fatigue est normale, la sécurité reste la priorité. Si vous vous sentez trop somnolent pour conduire, manipuler des outils ou effectuer des tâches demandant de la vigilance, faites une pause. Ne prenez jamais de risque en essayant de « lutter contre » le sommeil. Si vous devez absolument récupérer, accordez-vous une courte sieste de moins de 30 minutes, de préférence avant 15 h, puis reprenez le rythme prévu dès le lendemain.
Pour mieux gérer la somnolence, il est utile d’adopter quelques habitudes stimulantes : exposez-vous à la lumière naturelle dès le réveil, bougez régulièrement dans la journée, pratiquez de légers exercices physiques, et gardez des activités qui maintiennent votre attention. Évitez les longues périodes d’inactivité (comme rester assis longtemps devant un écran ou allongé sur le canapé), car elles favorisent l’endormissement non intentionnel. Vous pouvez aussi utiliser la caféine avec modération en début de journée, mais évitez-la après le milieu de l’après-midi.
Si vous remarquez que la somnolence devient trop intense ou qu’elle ne diminue pas après deux semaines, il est possible que votre fenêtre de sommeil soit trop courte. Dans ce cas, vous pouvez l’allonger légèrement, par tranches de 15 à 30 minutes, tout en maintenant votre heure de réveil fixe. Cette adaptation permet souvent de retrouver un meilleur équilibre entre vigilance diurne et consolidation du sommeil nocturne.
Rappelez-vous que cette phase peut être inconfortable au début, mais qu’elle est temporaire et utile. Votre organisme est en train de réapprendre à dormir de façon plus naturelle et plus réparatrice. Si la somnolence devient excessive, persistante ou vous empêche de fonctionner normalement, il est important d’en parler à votre professionnel de santé avant de poursuivre.
3. Avez-vous fait des siestes ou vous êtes-vous endormi brièvement dans la journée ou le soir ?
☐Jamais
☐Rarement
☐Parfois
☐Souvent
☐Toujours
Si vous avez fait des siestes ou vous êtes assoupi dans la journée
Il est très courant de ressentir le besoin de dormir dans la journée pendant les premières semaines du programme. Cela signifie simplement que votre corps accumule la pression de sommeil, ce qui aidera à réancrer un sommeil plus profond et continu la nuit. Cependant, il est important de ne pas céder trop souvent à la tentation de dormir le jour, car cela réduit la pression de sommeil et nuit à l’efficacité du traitement.
Essayez autant que possible de rester éveillé jusqu’à votre heure de coucher prévue. Voici quelques stratégies qui peuvent vous aider :
- Bougez un peu dès que vous sentez votre vigilance baisser : levez-vous, marchez, étirez-vous, changez d’activité.
- Cherchez la lumière naturelle, surtout dans l’après-midi — elle aide votre cerveau à rester éveillé.
- Planifiez des activités modérément stimulantes : écouter de la musique, discuter, ranger, faire une courte promenade.
- Évitez les activités passives (rester immobile devant un écran, lire allongé, s’allonger sur le canapé), surtout dans les heures qui précèdent votre heure de coucher.
- Utilisez la caféine avec prudence : un café ou un thé léger le matin peut aider, mais évitez-en après le début de l’après-midi, car cela pourrait nuire à votre sommeil nocturne.
Si la somnolence devient trop forte et que vous sentez que vous risquez de vous endormir involontairement, il vaut mieux faire une très courte sieste de secours (20 à 30 minutes maximum, avant 15 h). Cette sieste doit être exceptionnelle, uniquement pour des raisons de sécurité (par exemple si vous devez conduire ou rester concentré). Reprenez ensuite le programme normalement dès le lendemain.
Si malgré vos efforts vous vous endormez souvent dans la journée, ou si la somnolence devient persistante et difficile à gérer, cela peut indiquer que votre fenêtre de sommeil est trop restreinte. Dans ce cas, on peut l’ajuster légèrement (en ajoutant 15 à 30 minutes de temps au lit) pour trouver un meilleur équilibre entre vigilance diurne et consolidation du sommeil nocturne.
Rappelez-vous : ces épisodes de somnolence sont temporaires. Ils montrent que votre corps se réadapte à un rythme de sommeil plus sain. La clé est de préserver la pression de sommeil en évitant autant que possible les siestes prolongées ou répétées, tout en respectant vos limites et votre sécurité.
4. Pensez-vous dormir suffisamment ?
☐Jamais
☐Rarement
☐Parfois
☐Souvent
☐Toujours
Si vous sentez que vous ne dormez pas assez pendant la restriction du sommeil
Il est tout à fait normal d’avoir l’impression de ne pas dormir suffisamment pendant les premières semaines du programme. En réalité, cette étape vise à reconstruire la pression de sommeil et à rééduquer votre rythme veille-sommeil. Le but n’est pas de vous priver de sommeil à long terme, mais de créer temporairement une dette de sommeil qui aidera votre corps à retrouver une capacité naturelle à s’endormir et à rester endormi toute la nuit.
Beaucoup de personnes trouvent cette phase difficile au début : vous pouvez vous sentir fatigué, moins concentré ou irritable. C’est le signe que votre organisme est en train de réapprendre à mieux dormir. Cette phase d’ajustement dure habituellement une à deux semaines, puis le sommeil devient progressivement plus profond, plus stable et plus récupérateur.
Pendant cette période, gardez confiance dans le processus. Essayez de respecter votre horaire de coucher et de lever, même si vous avez l’impression de ne pas dormir assez. C’est la régularité de ces horaires qui permet à votre horloge biologique de se réaccorder.
Pour rendre cette étape plus supportable :
- Rappelez-vous que cette restriction est temporaire et ajustable.
- Favorisez les moments de détente et d’activités agréables dans la journée, même si vous vous sentez fatigué.
- Évitez les siestes et les couchers prématurés, car ils empêchent le mécanisme de régulation du sommeil de se rétablir.
- Cherchez la lumière du jour dès le matin et restez actif dans la journée pour maintenir votre niveau d’énergie.
Si, après deux semaines, la fatigue devient trop importante ou que vous avez du mal à fonctionner dans vos activités quotidiennes, il est possible d’ajuster votre fenêtre de sommeil : on peut alors augmenter légèrement votre temps au lit (par tranches de 15 à 30 minutes) jusqu’à retrouver un équilibre entre vigilance diurne et qualité du sommeil nocturne.
Ce sentiment de « ne pas dormir assez » est donc une partie normale du processus — et souvent, les patients réalisent après coup qu’ils dorment en fait mieux, même si la quantité totale de sommeil n’a pas beaucoup changé. La qualité du sommeil s’améliore avant la quantité, et c’est cette qualité retrouvée qui, à terme, vous permettra de dormir plus naturellement et plus longtemps.
Si vous vous sentez très somnolent pendant la journée, voyez si vous devez ajuster votre heure de coucher la plus précoce tout en tentant de viser une efficacité du sommeil de 85%.
Respecter votre prescription de sommeil
Même si elle est difficile au début, il est important de respecter votre prescription. Après une à deux semaines, le corps s’ajuste et le sommeil s’améliore.
Conseils pour suivre votre prescription :
Heure de réveil :
- Utilisez un réveil.
- Planifiez une activité agréable le matin pour avoir quelque chose à attendre avec plaisir.
- Programmez des rendez-vous tôt pour vous « forcer » à sortir du lit.
- Ouvrez les rideaux dès le réveil pour laisser entrer la lumière.
- Préparez le petit-déjeuner à l’avance.
- Mettez la cafetière en marche automatiquement pour qu’elle soit prête à votre réveil.
- Rappelez-vous : « Il est agréable de rester au lit, mais me lever maintenant facilitera un réveil précoce demain. »
Heure de coucher la plus précoce :
- Restez actif plutôt que de rester passif, pour éviter la fatigue.
- Préparez les repas ou les vêtements pour le lendemain.
- Effectuez des tâches ménagères légères.
- Évitez la chambre pour ne pas être tenté de vous coucher trop tôt.
- Rappelez-vous : « Si je me couche avant mon heure de coucher la plus précoce, je risque de me réveiller au milieu de la nuit. »
- Ne dépassez pas votre temps maximal au lit. L’objectif initial est de consolider un sommeil fragmenté. Plus tard, vous pourrez augmenter le temps au lit si le sommeil devient plus réparateur.

