Exercice — Explorer le vécu de l’autre avec curiosité (à répondre dans le cahier du participant)
Cette semaine, prenez un moment pour explorer le vécu émotionnel d’une autre personne avec une attitude de curiosité, d’ouverture et de non-jugement. L’objectif n’est pas de trouver la « bonne réponse », mais de mieux comprendre ce qu’elle a pu vivre intérieurement.
Étape 1 : Choisir une personne avec qui vous vous sentez relativement à l’aise (ami, proche, membre de la famille, collègue de confiance).
Étape 2 : Ouvrir la conversation avec une question simple : « Comment s’est passée ta journée ? », « Comment tu t’es senti aujourd’hui ? », « Qu’est-ce qui t’a marqué dernièrement ? ». Restez curieux, calme, ouvert – sans chercher à corriger ou rassurer trop vite.
Étape 3 : Explorer doucement l’expérience intérieure : « Qu’est-ce que tu as ressenti à ce moment-là ? », « Comment as-tu vu ça? », « Est-ce qu’il y avait autre chose derrière cette réaction ? », « Qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Qu’est-ce qui t’a aidé ? »
Étape 4 : Observer votre propre expérience après la conversation.
- Qu’avez-vous ressenti pendant l’échange ? Étiez-vous à l’aise ou inconfortable ?
- Aviez-vous envie de conseiller, rassurer ou interpréter ?
- Étiez-vous curieux, ou déjà convaincu de comprendre ?
- Avez-vous remarqué des moments où vous avez perdu votre ouverture ?
Étape 5 — Si cela est approprié, demandez aussi : « Comment t’es-tu senti pendant notre discussion ? T’es-tu senti écouté ou compris ? »
Questions de réflexion finale :
- Qu’ai-je découvert sur l’autre ? Qu’ai-je découvert sur ma façon d’écouter ?
- Dans quels moments étais-je le plus en mode automatique ? Dans quels moments étais-je plus ouvert et flexible ?
- Est-ce que j’ai pu tolérer de ne pas tout savoir ?
À retenir : mentaliser, ce n’est pas deviner exactement ce que l’autre pense ou ressent. C’est rester curieux de ce qui se passe en soi, chez l’autre, et dans la relation entre les deux.
Quiz
Q — Les problèmes de mentalisation sont associés à tous ces éléments, sauf un : (a) douter de ses émotions, (b) ne pas voir que l’autre se trompe, (c) être sur la défensive, (d) se dévoiler pour mieux comprendre une situation.
(d) se dévoiler pour mieux comprendre.
Se dévoiler est une façon d’explorer et de rendre les choses plus explicites — donc un signe de bonne mentalisation.
Q — La posture mentalisante ne constitue pas une exploration curieuse marquée par le non-savoir : vrai ou faux ?
Faux.
La posture mentalisante est justement une exploration curieuse de soi et de l’autre, avec une attitude de non-savoir.
Q — Quel signe NE traduit PAS une faible mentalisation : pensée en noir ou blanc ; mots « toujours », « jamais » ; décrire les faits sans les émotions ; reconnaître que sa première impression pourrait être incomplète ?
Reconnaître que sa première impression pourrait être incomplète.
C’est au contraire un signe de bonne mentalisation — l’ouverture à la révision de ses interprétations.
Q — Quand l’activation émotionnelle augmente et arrive en «zone chaude», la capacité à mentaliser…
Diminue abruptement.
Le seuil et le temps de récupération varient d’une personne à l’autre, mais les deux peuvent évoluer avec la pratique.
Avis important
Ce site propose des ressources éducatives fondées sur le traitement basé sur la mentalisation. Il s’agit d’un outil d’autoapprentissage destiné à vous aider à mieux comprendre vos émotions, vos réactions et vos relations. Ce site ne remplace pas un suivi professionnel. Les informations et les exercices proposés ici ne constituent ni un diagnostic médical, ni une thérapie, ni un traitement de santé mentale. Si vous êtes en détresse, si vous vivez des pensées suicidaires ou si vous traversez une crise, demandez de l’aide immédiatement auprès d’un professionnel de la santé ou d’un service d’urgence dans votre région.
